
Le jour n’était pas encore levé que les jeunes M17 du Stade Poitevin Escrime prenaient déjà la route vers Muret. Dans le minibus, l’ambiance oscillait entre rires nerveux, playlists partagées et ce silence particulier qui précède les grandes journées. Une Épreuve Nationale, ça ne se vit jamais à moitié.
🔵 Les garçons : une matinée de combats et de belles promesses
Dès les premiers assauts, les Poitevins ont montré qu’ils n’étaient pas venus faire de la figuration.
Louis Manjoin, concentré et appliqué, a enchaîné les touches propres et les matches solides. On l’a vu avancer, reculer, analyser, puis repartir à l’attaque avec cette détermination tranquille qui le caractérise. Sa 44ᵉ place est le reflet d’une journée maîtrisée, où il a su tenir tête à des adversaires parmi les meilleurs du pays.
Derrière lui, Kylian Trichet et Alexandre Henry ont livré un parcours presque parallèle, terminant 97ᵉ et 98ᵉ. Deux trajectoires proches, deux styles différents, mais la même envie de bien faire. On les a vus s’encourager, se conseiller, se remettre en selle après un match difficile. Cette solidarité-là, elle ne s’invente pas.
Plus loin dans le tableau, Martial Legret et Corentin Cokelaer ont dû batailler dur. Les tableaux n’ont pas été tendres, mais ils n’ont jamais lâché. Chaque touche arrachée, chaque phrase d’armes disputée, c’était de l’expérience engrangée. Et ça, dans une saison, ça compte autant que les classements.
🔵 Les filles : du courage, du sourire et une belle énergie
L’après-midi, place aux filles.
Dans le gymnase, l’atmosphère avait changé : plus de monde, plus de bruit, plus d’intensité. Mais les Poitevines n’ont pas tremblé.
Enora Lavau, toujours calme en apparence, a mené ses matches avec sérieux et lucidité. Sa 87ᵉ place récompense une journée régulière, où elle a su rester dans son match même quand la pression montait.
Caitlin Nelmes‑Crocker, elle, a montré une vraie combativité. On l’a vue renverser des situations mal engagées, repartir à l’assaut avec une énergie communicative. Elle termine 97ᵉ, mais surtout avec la sensation d’avoir franchi un cap.
Anna Lengrand et Louise Hermann, enfin, ont fait preuve d’une belle ténacité. Les tableaux étaient relevés, les adversaires coriaces, mais elles ont tenu, touché, appris. Louise, en particulier, a su garder le sourire même dans les moments difficiles — un état d’esprit précieux dans un groupe.

🟣 Un groupe qui grandit ensemble
Ce qui frappe, quand on observe ces jeunes Poitevins, ce n’est pas seulement leur niveau.
C’est leur cohésion.
Ils en ont montré le lendemain lors de l'épreuve par équipe : l'équipe Manjoin/ Henry/Trichet, s'incline sur un 44/45 qui va les motiver pour les finales., l'équipe Cokelear/Laadnani/Legret finit 31eme après s'être débarrasé des locaux. Chez les filles c'est une équipe très jeune qui finit 21eme
Leur façon de se rassembler autour d’un camarade qui sort de piste.
Leurs encouragements, leurs analyses, leurs petites blagues pour relâcher la pression.
À Muret, ils ont montré qu’ils formaient une équipe. Une vraie.
🏁 Sur la route du retour
Dans le minibus du retour, les discussions allaient bon train :
les touches ratées, les touches réussies, les “si j’avais fait ça”, les “la prochaine fois je…”.
Et puis, peu à peu, les voix se sont tues.
La fatigue a gagné.
Mais sur les visages, il restait cette lueur particulière : celle de ceux qui ont donné tout ce qu’ils avaient.
Le Stade Poitevin peut être fier de ses jeunes.
Ils reviennent de Muret plus forts, plus soudés, et déjà tournés vers la suite.
-)-------- --------(-
Stade Poitevin Escrime - Poitiers





